Who is Richard Ruin?
By Manuel Aubert a.k.a. BlackBird Merle Leonce Bone
BlackBird Bone's Cabinet of Curiosities Portrait #2
Richard Ruin is this cork-oak, with evergreen foliage, thick, enwrapping and getting bare at the same time. It’s scented growing with the silky and purple taffeta of the declining shadows, of the substantial nectar, fin de siècle vintage millésimé for opium addict redbugs. Let us not get it wrong. It’s poisoning for Ripping Majesty, with the breastplate unstitched but still looking glamorous and fatale. And taking poignantly his breath again, bullying us, reveal this perilous human who already swelled feelings so confusingly until it grows in us.
Flanked with his bladder-like Demoniaques, gathering of wonderful phlegmatic guys coming out of underground seminal combos (Die Haut, Swans, Bad Seeds, The Screaming Meat, Iggy Pop, Melotronik, Bee and Flower, Einsturzende Neubauten, Fatal Shore, Hommes Sauvages, Bad Little Dynamos, Angels of Light…), anti-all-stars fireworks experts/ iron workers, transfused / defectors, who made, unmade and will make the rich hours of Kreuezberg and elsewhere, used to fire.
Flesh is what it is about here, creased by the tyrannical silence of the feelings and the frustrated loves, put to an end right from the beginning, in those bruised syphilitic times of the Northern Depression. Beautiful strangeness of the brothel love, whispered lyrically, en catimini d’alcôve, and intimately on the sly, beautiful strangeness of exaltations and indecency. The absinthe, lasting leftover of an ancient Ex’n’Pop, has finally covered Mr Ruin’s throat, laying his androgynous arabesques (those, couch grasses, pavôts and poppies, off white, that grow only in the electricity meters in asbestos and opiumic factories) to reveal that absolute beautiful voice, ce grain de voix smoked by neons in peep-shows.
Rough waste of pizzicato, on a knife edge, for decadent zymbalum tremolo, tutor of snare-drums poached between two hunts, predation, here again, of guitars distorted with gravel on obsessive piano cords, lightly touched and thinned out ubiquity of a Lady Modiano, flights of cords and leathers and coppers by dint of hiccups and tears. Fado skinned, closefitting at the waist, by the heart, chant of complaint full of abandonment. Simply hopelessly beautiful.

Photography by Jenny Kocerka
Richard Ruin is this unaffected carrier of song-writing masterpieces, by microgrooves, he collects, after having divide clear the spot of our obscure troubles, in his glass, stemmed, of Martini Bianco, our blood, our silences, our disenchantments, our Adam’s apple. A ruin, he turns himself into, by Lilith by Eve, once martyr then pimp, painted by Gustave Moreau, Houdini, wall-eyed.
Love, with him, is a complex game of the collision of two blind souls who end up finding their marks, cuddle between two stones, two clods and, by the same virtues of a dandelion shoot, dazed in its cotton compost, finally appearing, on the surface, en accointance, among moss, lichen and mushrooms to end up tarring on the spot, when it is too late.
Here it’s the gums, there it’s the scalp, elsewhere the end of the fingers of a pianist’s hand, wings membranes, melancholic angels, neurasthenic, folded, and breathing, loosing its wax, is shaky, the breath, by saccades, declining, the small crosiers of spiral sounds curl and uncurl, ladies and gentlemen : here comes the strange and mysterious Richard Ruin and His Démoniaques, in his Cour des Miracles, a rosebud in his pocket, the proud weaver of Mardi-Gras and the bad boy.
Manuel Aubert a.k.a. BlackBird Merle Leonce Bone, Tours Sunday, May 27th, 2007
Translation by Paula Antunes
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Qui est Richard Ruin ?’
By
Manuel Aubert a.k.a. BlackBird Merle Leonce Bone
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Richard Ruin est ce chêne-liège, à feuillage persistant, à l’épaisseur qui enveloppe mais se dénude tout à la fois. C’est du grandissant parfumé au taffetas soyeux et pourpre des ombres déclinantes, du nectar substantiel millésimé fin de siècle pour aoûtats opiomanes. Ne nous y trompons pas. C’est de l’empoisonnant pour Majesté Déchirante, au plastron décousu mais à l’allure glamour et fatale. Et les reprises de salive trahissent, poignantes, de nous malmener, ce périlleux humain qui déjà enflait les sentiments si confusément jusqu’à ce que cela croisse en soi.
Flanqué de ses vésiculaires Démoniaques, aréopage de merveilleux flegmatiques issus de combos underground séminaux séminoles (Die Haut, Swans, Bad Seeds, The Screaming Meat, Iggy Pop, Melotronik, Bee and Flower, Einsturzende Neubauten, Fatal Shore, Hommes Sauvages, Bad Little Dynamos, Angels of Light…), anti-all stars d’artificiers/ferrailleurs, transfusés/transfuges, qui ont fait et défait et referont les riches heures de Kreuezberg et d’ailleurs, rompus au feu.
Il est question ici de chaires plissées par le silence tyrannique des émotions et d’amours contrariés, brisés à peine naissants, en ces temps syphilitiques meurtris de la Nothern-Depression. Belle étrangeté d’amour de bordel, chuchotée en catimini lyrique d’alcôve, d’effluve et d’indécence. L’absinthe, restant durable d’un ancien Ex’n’Pop, a fini de tapisser le fond de gorge de Monsieur Ruin, y déposant ses arabesques androgynes, (de celles, chiendents et pavots, blanc cassée, qui ne poussent que dans les compteurs électriques des usines en amiante) pour nous dévoiler ce grain de voix de toute beauté fumée par les néons des peep-show.
Déchet rêche de pizzicato, au fil du rasoir, pour trémolo zymbalum décadent, tuteur de snare-drums pochés entre deux traques, prédation, là aussi, de guitares triturées au gravier sur des cordes de piano obsédant, ubiquité effleurée et effeuillée d’une Modiano, envolées de cordes et de cuirs par à coup de hoquet et sanglot. En peau de fado cintrée sur les hanches au niveau du cœur : chant de complaintes plein d’abandon. Beau à en pleurer tout simplement.
Richard Ruin est ce porteur sain de chef d’œuvres de song-writings par microsillons, il recueille, après avoir sectionné net le lieu de nos troubles obscures, dans son verre, à pied, de martini bianco, notre sang, nos silences, nos déceptions, notre pomme d’Adam. Ruine, il sait se faire selon Lilith selon Eve, tantôt martyre tantôt souteneur, drapé peint par Gustave Moreau, Houdini, œil vairon.
L’amour, avec lui, est un jeu savant de télescopage de deux âmes amblyopes qui finissent par trouver leurs marques, se blottissent entre deux pierres, deux mottes et, par les mêmes vertus qu’une pousse de pissenlit hébétée dans son terreau de coton, apparaissent enfin, à la surface, en accointance parmi mousse, lichen et champignons pour finir par se tarir sur place, au moment où il est trop tard.
Ici ce sont les gencives, là le cuir chevelu, ailleurs l’extrémité des doigts d’une main de pianiste, des membranes d’ailes, d’anges mélancoliques, neurasthéniques, pliées, la respiration, perdant de sa cire, est vacillante, le souffle, par saccade, déclinant, les petites crosses de sons en spirale se bouclent et se débouclent, ladies et gentlemen: voici l’étrange et énigmatique Richard Ruin et ses Démoniaques, en sa cour des Miracles, un bouton de rose à sa poche, le fier tisseur de mardi gras et mauvais garçon.
Manuel Aubert a.k.a BlackBird Merle Leonce Bone, Tours le Dimanche 27 Mai 2007.
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